Orientation sexuelle et identité de genre
Depuis le début de l'épidémie, l'association entre le sida et l'homosexualité est source de nombreux obstacles aux initiatives de prévention et d'éducation. La criminalisation et la marginalisation des hommes gais et de personnes d'autres minorités sexuelles, dans plusieurs pays, nuisent aux réponses nationales contre le sida.
Voici quelques exemples de répercussions de l'homophobie sur des réponses au VIH/sida, en matière de prévention, de soins, de soutien et de traitement pour les personnes touchées :
- Puisque le VIH/sida affecte principalement des hommes gais et d'autres populations marginalisées, des gouvernements ont été, et demeurent, moins engagés à lutter contre cette maladie.
- Puisque plusieurs systèmes scolaires sont encore réticents à donner une éducation positive au sujet de la sexualité, les jeunes hommes gais sont plus vulnérables à contracter le VIH.
- Vu la peur d'être étiquetées comme homosexuelles, certaines personnes peuvent s'empêcher (ou retarder) de demander un test du VIH, des soins, du soutien ou des traitements pour des maladies associées au VIH.
Dans notre travail, nous formulons des recommandations à l'intention des législateurs, des responsables des politiques, des instances onusiennes des droits humains, de même que d'autres dépositaires d'enjeux, quant aux moyens par lesquels on pourrait réduire la discrimination à l'égard des gais et autres minorités sexuelles — notamment les lesbiennes, personnes bisexuelles, transgenre, transsexuelles, intersexe ainsi que les personnes de deux esprits — et rehausser les efforts de prévention et de soins.
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